Deuxième série de colles
Cette deuxième série de colles consistera en une dissertation, à partir de sujets hors programme (comme au concours).
Il faudra donc procéder selon la méthode vue en classe. L'exposé, qui ne devra pas excéder 20 minutes, devra comporter :
- Une introduction
- un développement en deux ou trois parties
- une conclusion
L'introduction :
Elle doit comporter :
- Une accroche, dont le rapport avec le sujet sera brièvement exposé ;
- la citation intégrale du sujet ;
-une problématique, qui se compose a) de la reformulation du sujet et b) d'un élément de contestation ou de contradiction qui en indique les limites
- une question alternative ("... ou bien...) qui reformule le problème
- l'annonce du plan.
Le développement :
Il se compose de deux ou trois parties :
- la première partie (Oui) explicite et analyse le sujet ;
- la seconde partie (mais...) montre les limites du propos de l'auteur ;
- éventuellement, la 3ᵉ partie (... plutôt...) indique ce qu'il faudra plutôt dire.
Chaque partie comporte deux ou trois sous-parties ; chaque sous-partie doit être conçue comme un moment d'un raisonnement, et commence dont par expliquer et justifier une affirmation, qui sera ensuite illustrée par DEUX références différentes au moins. Dans le cadre des colles, puisqu'elles sont hors programme, vous n'êtes pas limités aux œuvres du programme, vous pourrez utiliser des références de votre culture générale, notamment littéraire ou cinématographique.
Vous traiterez au choix l'un des sujets suivants :
Sujet 1 :
Gilles Deleuze, Logique du Sens :
« Mais autrui n'est ni un objet dans le champ de ma perception, ni un sujet qui me perçoit, c'est d'abord une structure du champ perceptif, sans laquelle ce champ dans son ensemble ne fonctionnerait pas comme il le fait. [...] Mais quelle est cette structure ? C'est celle du possible. Un visage effrayé, c'est l'expression d'un monde possible effrayant, ou de quelque chose d'effrayant dans le monde, que je ne vois pas encore. »
Sujet 2 :
Merleau-Ponty, "Le Doute de Cézanne", in Sens et non-sens :
« La « conception » ne peut pas précéder l' « exécution ». Avant l'expression, il n'y a rien qu'une fièvre vague et seule l'œuvre faite et comprise prouvera qu'on devait trouver là quelque chose plutôt que rien. Parce qu'il est revenu pour en prendre conscience au fonds d'expérience muette et solitaire sur lequel sont bâtis la culture et l'échange des idées, l'artiste lance son œuvre comme un homme a lancé la première parole, sans savoir si elle sera autre chose qu'un cri, si elle pourra se détacher du flux de vie individuelle où elle naît et présenter, soit à cette même vie dans son avenir, soit aux monades qui coexistent avec elle, soit à la communauté ouverte des monades futures, l'existence indépendante d'un sens identifiable. »
Sujet 3 :
Bergson, Le Rire, III :
« Enfin, pour tout dire, nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles. Cette tendance, issue du besoin, s’est encore accentuée sous l’influence du langage. ».