Deuxième série de colles
Cette deuxième série de colles consistera en une dissertation, à partir de sujets hors programme (comme au concours).
Il faudra donc procéder selon la méthode vue en classe. L'exposé, qui ne devra pas excéder 20 minutes, devra comporter :
- Une introduction
- un développement en deux ou trois parties
- une conclusion
L'introduction :
Elle doit comporter :
- Une accroche, dont le rapport avec le sujet sera brièvement exposé ;
- la citation intégrale du sujet ;
-une problématique, qui se compose a) de la reformulation du sujet et b) d'un élément de contestation ou de contradiction qui en indique les limites
- une question alternative ("... ou bien...) qui reformule le problème
- l'annonce du plan.
Le développement :
Il se compose de deux ou trois parties :
- la première partie (Oui) explicite et analyse le sujet ;
- la seconde partie (mais...) montre les limites du propos de l'auteur ;
- éventuellement, la 3ᵉ partie (... plutôt...) indique ce qu'il faudra plutôt dire.
Chaque partie comporte deux ou trois sous-parties ; chaque sous-partie doit être conçue comme un moment d'un raisonnement, et commence dont par expliquer et justifier une affirmation, qui sera ensuite illustrée par DEUX références différentes au moins. Dans le cadre des colles, puisqu'elles sont hors programme, vous n'êtes pas limités aux œuvres du programme, vous pourrez utiliser des références de votre culture générale, notamment littéraire ou cinématographique.
Vous traiterez au choix l'un des sujets suivants :
Sujet 1 :
Gaston Bachelard, La Formation de l'Esprit scientifique :
« Quand il se présente à la culture scientifique, l'esprit n'est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l'âge de ses préjugés. Accéder à la science, c'est, spirituellement rajeunir, c'est accepter une mutation brusque qui doit contredire un passé. »
Sujet 2 :
Sartre, L'Existentialisme est un Humanisme :
« L'existentialiste ne croit pas à la puissance de la passion. Il ne pensera jamais qu'une belle passion est un torrent dévastateur qui conduit fatalement l'homme à certains actes, et qui, par conséquent, est un excuse. Il pense que l'homme est responsable de sa passion. »
Sujet 3 :
Clément Rosset :
« Tout ce qui ressemble à de l’espoir, à de l’attente, constitue en effet un vice, soit un défaut de force, une défaillance, une faiblesse, – un signe que l’exercice de la vie ne va plus de soi, se trouve en position attaquée ou compromise. Un signe que le goût de vivre fait défaut et que la poursuite de la vie doit dorénavant s’appuyer sur une force substitutive : non plus sur le goût de vivre la vie que l’on vit, mais sur l’attrait d’une vie autre et améliorée que nul ne vivra jamais ».